Marron, c’est le mot qui s’efface des carnets de commandes en 2025. Il y a quelques années encore, cette couleur évoquait la stabilité, la discrétion, le choix du conducteur pragmatique. Mais cette époque semble révolue. Les statistiques de l’année témoignent d’un désamour net pour le marron sur les carrosseries. La tendance vire à l’audace : bleu électrique, vert métallisé, rouge flamboyant. Les acheteurs, aujourd’hui, attendent de leur voiture qu’elle dise quelque chose d’eux, qu’elle affiche un parti pris, une sensibilité, parfois même un engagement environnemental.
Les professionnels de l’automobile, interrogés sur ce revirement, parlent d’une mutation profonde des goûts. Exit le classicisme rassurant, place à l’affirmation de soi et à la recherche de singularité. Le marché s’aligne, les concessionnaires adaptent leurs offres, et la palette de couleurs évolue avec la mode, la technologie et les préoccupations écologiques.
Les couleurs de voitures les moins populaires en 2025
En 2025, le constat est sans appel : certaines teintes ne trouvent plus preneur, ou si peu. Le marron, longtemps valorisé pour sa neutralité, s’efface progressivement. Les conducteurs lui préfèrent des couleurs qui captent le regard et incarnent la modernité. Les chiffres mettent en lumière une préférence marquée pour les nuances vives et les finitions métalliques.
Les couleurs en déclin
Voici les coloris que les consommateurs délaissent massivement cette année :
- Marron : C’est la teinte la moins plébiscitée de 2025. Les acheteurs la jugent démodée, peu dynamique, et elle disparaît peu à peu des catalogues.
- Beige : Perçue comme trop neutre, elle ne séduit plus. Son élégance discrète ne suffit plus à convaincre face aux couleurs plus tranchées proposées aujourd’hui.
- Jaune : Malgré son éclat, elle reste confidentielle. Beaucoup la trouvent trop voyante, difficile à harmoniser avec les usages quotidiens.
Les couleurs en vogue
La dynamique s’inverse pour d’autres teintes. Le bleu séduit toujours plus, symbole de fraîcheur et de sophistication. Le rouge attire par son énergie, tandis que le vert, associé à l’écologie, monte en puissance.
| Couleur | Popularité |
|---|---|
| Bleu | Très populaire |
| Rouge | Populaire |
| Vert | Populaire |
Ce basculement dans les préférences ne se limite pas à une question de mode. Il traduit de nouveaux repères sociaux et une envie de coller à l’air du temps. Derrière chaque choix de couleur, il y a des valeurs, des aspirations, un positionnement qui dépasse l’esthétique.
Analyse des tendances de couleur dans l’industrie automobile
Pour comprendre ce virage, il faut se pencher sur les analyses des leaders du secteur. BASF, spécialiste mondial des revêtements, publie chaque année un rapport sur les couleurs automobiles. Mark Gutjahr, responsable du design couleur chez BASF, observe que les choix évoluent au rythme des changements de société.
Évolution des préférences de couleurs
Si le noir et le gris conservent une part de marché solide, ils ne sont plus seuls en tête. Les nuances vives, l’orange notamment, progressent grâce à leur côté innovant et énergique. Les constructeurs proposent désormais une palette plus large, avec des finitions mates ou métalliques adaptées aux attentes d’une clientèle à la recherche de nouveautés.
Statistiques et données de vente par couleur
Les chiffres dévoilés par iSeeCars confirment cette diversification. Karl Brauer, analyste principal, observe que les voitures blanches et noires restent des valeurs sûres, mais d’autres teintes gagnent du terrain :
- Blanc : 25 % des ventes
- Noir : 20 % des ventes
- Bleu : 15 % des ventes
- Rouge : 10 % des ventes
Volkswagen et Toyota enregistrent toujours de solides chiffres sur le blanc. Chez Volvo et Hyundai, l’heure est à la montée des ventes de modèles bleus et verts. La couleur n’est donc plus un détail, mais un vrai levier marketing.
Impact des préférences de couleur sur le marché automobile
L’influence des couleurs va bien au-delà du simple goût personnel. Les modèles électriques et hybrides sont souvent choisis dans des coloris vifs, qui véhiculent des valeurs d’innovation et de responsabilité environnementale. Les voitures thermiques, quant à elles, gardent la main sur des couleurs plus classiques. Cette segmentation façonne le marché et pousse les marques à s’adapter, tant sur le plan esthétique que commercial.
Statistiques et données de vente par couleur
Les rapports de iSeeCars et de Carscoops apportent des éléments chiffrés sur cette évolution. Karl Brauer met en avant des tendances qui se confirment pour 2025.
Couleurs les moins populaires
Certains coloris, autrefois courants, tombent maintenant dans l’oubli. Les données récentes révèlent :
- Vert : moins de 5 % des ventes
- Orange : environ 3 % des ventes
Ce contraste est frappant face à la domination persistante du blanc et du noir sur le marché.
Ventes et part de marché par pays
Les préférences varient aussi d’un pays à l’autre. L’Union européenne publie des chiffres qui illustrent ces différences :
| Pays | Couleur dominante | Part de marché |
|---|---|---|
| Allemagne | Blanc | 30 % |
| France | Noir | 25 % |
| Royaume-Uni | Gris | 20 % |
Aux Pays-Bas et en Suisse, la tendance est à la sobriété : les couleurs vives s’effacent, l’argent et le gris prennent le dessus.
Marques et couleurs
Chaque constructeur montre des choix affirmés. Volkswagen et Toyota, fidèles au blanc, dominent certains segments. Hyundai et Volvo misent sur le bleu et le rouge pour toucher une clientèle plus jeune ou tournée vers les modèles électriques. BMW et Mercedes-Benz, eux, voient le gris perdre en attractivité dans leurs gammes. Cette diversité de stratégies souligne l’importance de bien cibler les attentes selon les marchés.
Impact des préférences de couleur sur le marché automobile
Ce mouvement de fonds n’est pas sans impact sur les ventes et la perception des marques. Les véhicules hybrides et électriques, en particulier, s’affichent dans des couleurs plus franches. Bleu et vert s’imposent, porteurs d’une image d’écologie et de modernité. Chez BASF, les chiffres parlent : les ventes de modèles électriques bleus progressent de 15 % par rapport aux versions thermiques.
Les véhicules essence et diesel, de leur côté, s’en tiennent à des teintes sobres. Le blanc et le gris représentent toujours la majorité des ventes, avec respectivement 35 % et 25 %. Pour beaucoup, ces couleurs rassurent, résistent mieux au temps et à la dépréciation. Mark Gutjahr le rappelle : le choix d’une couleur n’est jamais neutre, il véhicule un message.
Les différences régionales restent marquées. En Asie, la Chine et le Japon voient le rouge dominer le marché des électriques (20 % des ventes). L’Europe, elle, se tourne massivement vers le blanc pour ses nouveaux modèles propres, avec une progression de 10 % depuis 2022.
Pour les constructeurs, le défi est clair : ajuster leur gamme de couleurs à la diversité des attentes selon les marchés et les segments. Hyundai et Volvo, qui ont élargi leur offre chromatique, constatent une nette accélération de leurs ventes sur le segment électrique. La couleur, loin d’être un détail, dessine aujourd’hui les contours d’une industrie en pleine mutation.
Le marron recule, les teintes vives gagnent du terrain, les constructeurs s’adaptent. À chaque nouveau modèle, la route s’ouvre sur un paysage chromatique en perpétuelle évolution. Reste à savoir quelle couleur prendra la tête du cortège demain.


