Les mesures du gouvernement pour simplifier la création d’entreprise

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Plusieurs individus souhaitent tenter l’aventure entrepreneuriale. En effet, les avantages sont nombreux. D’une part, vous avez l’opportunité de devenir votre propre patron. D’autre part, vous bénéficiez généralement d’un emploi du temps flexible. Toutefois, cela ne signifie pas que vous allez forcément vous reposer la plupart du temps. Mais en tout cas, vous profitez tout de même d’une certaine liberté. Si vous avez l’intention de créer votre propre entreprise, sachez qu’il y aura des démarches administratives à suivre. D’ailleurs, la procédure est parfois longue et fastidieuse. À cause de cela, certaines sociétés ont d’énormes difficultés à innover et à se développer. Heureusement, le gouvernement a mis en place certaines mesures pour faciliter cette étape de création. Quelles sont-elles ?

Une plateforme d’inscription en ligne

La création d’une sci en ligne ou de toute autre forme d’entreprise n’a pas toujours été facile. Cependant, le gouvernement a jugé bon de mettre en place une plateforme dédiée pour faciliter cette étape. En effet, auparavant, une société prenait énormément de temps avant de pouvoir exister d’un point de vue légal.

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Mais cette époque est révolue. Désormais, il suffit de passer par un site web unique au lieu des 7 centres de formalités. Cette plateforme virtuelle est accessible à tout chef d’entreprise qui souhaite régulariser son activité, peu importe son secteur et son statut juridique. Par ailleurs, le fait d’avoir des assistants virtuels à votre disposition vous épargnera les longues heures d’attente devant les bureaux.

Quoi qu’il en soit, les centres physiques existent encore. Ainsi, les personnes ayant des difficultés à se connecter sur internet pourront toujours les approcher.

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Un registre des entreprises dorénavant numérisé

Les démarches administratives ne sont pas encore assez synchronisées. Pourtant, le nombre d’entreprises immatriculées au RCS est élevé. C’est pourquoi on constate une certaine lenteur au niveau des procédures. Cette même lenteur peut même conduire à des dépenses plus importantes.

Pour y remédier, le gouvernement met à votre disposition un registre général numérique. Dans celui-ci, vous trouverez toutes les informations concernant les entreprises existant sur le territoire. Grâce à cette numérisation, les fondateurs ne risqueront plus d’être victimes des étapes redondantes et éviteront ainsi de débourser plus d’argent qu’il n’en faut.

Des annonces juridiques et légales accessibles sur le net

Lorsque vous créez une entreprise, vous devrez publier un avis correspondant dans un journal d’annonces légales (JAL). Cette publication sert à communiquer au grand public que votre entité existe bel et bien aux yeux de la loi. Malheureusement, cette procédure s’est avérée onéreuse. Pourtant, durant des années, seuls les avis imprimés étaient valables.

Le gouvernement français y a remédié, en permettant à la presse virtuelle de publier lesdites annonces en ligne. Toutefois, dans un souci de transparence, vous devrez délivrer assez d’informations dans celles-ci. Autrement, vos publications ne seront pas validées.

Outre le fait d’avoir des annonces en ligne, la méthode de tarification des publications a également été modifiée. Désormais, il s’agira d’un tarif forfaitaire. L’objectif est avant tout de réduire les coûts engagés par les jeunes entreprises.

Un compte en banque facultatif pour les micro-entreprises

Dans le monde professionnel, il existe des entités de différentes envergures. Certaines arrivent à générer un chiffre d’affaires conséquent, tandis que d’autres sont plus modestes.

Malheureusement, durant des années, tous ces opérateurs économiques ont tous dû créer un compte bancaire. Cette exigence est apparue légitime, car le fait d’avoir un compte en banque permet d’être transparent au niveau de la loi. En effet, plus il y a de flux entrants dans celui-ci, plus l’entreprise devra payer de l’argent au fisc.

Pourtant, malgré cette légitimité, un problème subsiste. Pour créer et confier la gestion de ce compte, vous devrez payer des frais (parfois inutiles). Pour ne pas nuire aux micro-entreprises, il a donc été décidé de lever cette obligation d’ouvrir un compte. Cela dit, il faudra quand même faire attention à votre chiffre d’affaires. Si votre activité se développe suffisamment, alors l’État vous obligera à ouvrir le compte bancaire.

Le stage de préparation d’entreprise (SPI) également facultatif

Ce stage concerne uniquement les entreprises dans le secteur artisanal, répertoriées dans le registre national des métiers. Auparavant, il fallait obligatoirement le suivre avant de pouvoir exercer son activité. Néanmoins, le temps (en moyenne 1 mois) et les dépenses engagées dans le cadre de ce stage n’étaient pas toujours bénéfiques pour les sociétés. Tout cela aurait pu être utilisé pour faire fructifier votre établissement.

Par conséquent, le gouvernement a pris la décision de le rendre facultatif. De plus, le coût du stage a été réduit. Cela devrait être plus profitable pour les entrepreneurs qui seront encore confrontés à divers défis pour pouvoir atteindre une certaine stabilité. De leur côté, ceux qui ont besoin de se perfectionner pourront le faire lors de stage, mais à un coût plus raisonnable.

Dans la pratique, les mesures prises par le gouvernement sont en grande partie tournées vers la numérisation des procédures. En effet, il devient difficile de recevoir physiquement tous les dossiers de création d’entreprises. Ils sont tellement nombreux que les responsables peuvent se perdre facilement. Pour éviter cela, il faudra faire preuve d’une grande minutie.

Malheureusement, en faisant cela, les démarches prendront longtemps avant d’être bouclées. Outre le besoin de numérisation, les micro-entreprises et les artisans ont dû s’acquitter de frais supplémentaires inutiles. Néanmoins, le gouvernement a jugé bon de rendre certaines étapes facultatives.

Si vous souhaitez créer votre propre entreprise, vous connaissez les divers allègements offerts par l’administration publique. Il vous suffira maintenant de suivre le reste des étapes de création.

Mise en place d’un guichet unique pour les formalités administratives

Au-delà du stage SPI, la mise en place d’un guichet unique pour les formalités administratives est une autre mesure prise par le gouvernement. Cette initiative vise à simplifier les différentes démarches impliquées dans la création d’entreprise.

Auparavant, il fallait se rendre auprès de plusieurs structures (chambre des métiers et de l’artisanat, greffe du tribunal de commerce…) pour remplir toutes les formalités nécessaires à la constitution d’une entreprise. Cela représentait un véritable parcours du combattant qui dissuadait bon nombre de personnes désireuses de créer leur propre entreprise.

Désormais, avec ce guichet unique, tout sera centralisé en un seul endroit. Vous n’aurez plus besoin de vous déplacer auprès des différents organismes si vous avez réuni toutes les pièces requises. Les agents présents sur place seront chargés d’étudier votre dossier et donneront rapidement une réponse favorable ou non à votre demande.

Cette plateforme numérique permettra aussi aux entrepreneurs nouvellement créés d’avoir accès facilement aux informations relatives au régime fiscal applicable à leur activité commerciale ainsi qu’à tous autres dispositifs destinés aux jeunes pousses africains innovants.

Tout cela constitue donc une petite avancée vers la facilitation des procédures administratives liées à l’établissement ou au développement des entreprises. L’espoir est que ces mesures contribuent effectivement au renforcement du tissu économique en encourageant davantage de porteurs de projets à s’engager dans cette voie pleine de défis mais très fructueuse.

Renforcement de l’accompagnement des entrepreneurs par les Chambres de Commerce et d’Industrie

Au-delà du stage SPI et de la mise en place d’un guichet unique, une autre mesure phare du gouvernement est le renforcement de l’accompagnement des entrepreneurs par les Chambres de Commerce et d’Industrie (CCI). Cette initiative vise à offrir un soutien encore plus important aux porteurs de projets pour leur permettre de mieux appréhender les différentes étapes liées à la création ou au développement d’une entreprise.

Les CCI se verront ainsi attribuer davantage de moyens pour accompagner les créateurs dans leurs démarches. Elles seront notamment chargées d’aider ces derniers à élaborer un business plan solide et viable afin que leur projet soit crédible auprès des investisseurs potentiels. Les agents des CCI apporteront aussi leur expertise pour aider les nouveaux entrepreneurs à définir précisément leur marché cible ainsi qu’à mettre en place une stratégie commerciale adaptée.

L’idée est donc de proposer aux entrepreneurs un accompagnement sur mesure qui tienne compte des spécificités propres à chaque projet. Les professionnels travaillant au sein des CCI auront aussi la charge d’informer les porteurs de projets sur toutes les aides financières disponibles ainsi que sur toutes les éventuelles obligations administratives liées à leur activité commerciale.

Cette mesure devrait contribuer grandement au renforcement du tissu économique local en permettant aux jeunes pousses africaines innovantes disposant d’un potentiel entrepreneurial fort, mais peut-être moins aguerries sur certains aspects tels que l’étude marketing ou encore la recherche de financement, d’obtenir rapidement toutes sortes d’informations pratiques et utiles pour leur réussite.